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Le financement des travaux

Grâce à l’anticipation du projet en partenariat avec l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, qui a reconnu son caractère vertueux pour la sécurisation du traitement des eaux usées et des rejets épurés dans la Vienne, l’Agence de l’eau apporte une subvention d’un niveau élevé de 13,5 millions d’euros, permettant de financer 54% du coût des travaux.

D’autre part, les économies de fonctionnement, principalement en énergie, ainsi que la vente du biométhane, vont permettre d’équilibrer le coût des travaux restant à la charge Limoges Métropole, de 11,6 millions d’euros. Cet investissement sera en effet financé grâce à un emprunt, dont le remboursement sera entièrement assuré par ces gains de fonctionnement, sur la durée de vie moyenne des ouvrages et des équipements qui est de 30 ans.

Y aura-t-il des nuisances olfactives ?

Les travaux sur la station d’épuration de Limoges doivent parfaitement s’intégrer dans un environnement sensible. Cette intégration passe par une absence totale de nuisances olfactives dues au traitement des boues. Afin de respecter l’objectif zéro nuisances, les dispositions suivantes ont été prises :

  • Intégration de l’ensemble des ouvrages et équipements de traitement à l’intérieur de bâtiments fermés.
  • Confinement de toutes les sources potentielles d’odeurs. Ainsi la plupart des surfaces liquides de l’ensemble des ouvrages sont couvertes.

Toutefois, les nuisances restent présentes à l’intérieur même des locaux, et des ouvrages nouvellement construits. Il faut donc les ventiler, en extraire l’air vicié, et l’épurer avant de le rejeter à l’extérieur, afin de protéger le personnel exploitant des risques d’exposition à des gaz toxiques et d’éviter toute dispersion d’odeurs à l’extérieur.

La ventilation a donc pour but d’apporter de l’air frais, et d’évacuer l’air vicié vers une unité de désodorisation.

Définitions

Épuration

C’est le processus permettant de réduire, ou de supprimer, les éléments polluants contenus dans l’eau. Il s’effectue principalement dans les stations d’épuration. Elle peut également être naturelle, bien que plus lente (auto-épuration).

STEU ou STEP

Ce sont les acronymes de Station de Traitement des Eaux Usées ou STation d’EPuration. Il s’agit de station de traitement visant à réduire la nocivité des eaux usées urbaines par voie biologique ou physico-chimique.

Boues activées

C’est un procédé biologique très répandu dans le traitement des eaux usées. Il comporte une première phase de mise en contact de l’eau à épurer avec une biomasse (matière organique bactérienne), et une seconde phase de séparation, appelée clarification. Les bactéries issues de la biomasse se développent dans des bassins alimentés, d’une part, en eaux usées à traiter, et d’autre part, en oxygène (par un apport d’air).

Décanteur primaire

Il permet de piéger une première partie de la pollution particulaire, et de produire des boues primaires. L’eau clarifiée est recueillie en surface par des goulottes, et dirigée vers le traitement biologique.

Clarificateur

Le bon fonctionnement, d’une station d’épuration par boues activées, exige de bien séparer l’eau traitée de la masse de boue activée, de manière à produire un effluent clarifié, conforme aux normes de rejet. Cette séparation solide-liquide est réalisée par sédimentation gravitaire dans un décan­teur secondaire appelé clarificateur.

Biométhane

Le biométhane est un gaz « vert » issu de matières organiques. Le biométhane a une composition très proche de celle du gaz naturel et permet donc des utilisations identiques à ce dernier. L’injection de biométhane dans le réseau de gaz naturel présente de nombreux atouts. Dans le cadre de la Loi relative à la Transition Énergétique pour la Croissance Verte, la France a l’objectif ambitieux d’atteindre une consommation d’énergie avec 32% d’énergies renouvelables. Le biométhane contribue donc à ce défi et apparaît alors comme une alternative prometteuse aux énergies fossiles. Cette valorisation du biométhane permet également de limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Demande Biologique en Oxygène (DBO)

C’est un indice de pollution de l’eau qui traduit sa teneur en matières organiques par la quantité d’oxygène nécessaire à la dégradation de ces mêmes matières organiques. La DBO mesure donc la quantité de matière biodégradable contenue dans l’eau. La DBO5 est la demande biologique en oxygène en 5 jours.

Équivalent Habitant (EH)

Unité arbitraire de la pollution organique des eaux, représentant la qualité de matière organique rejetée par jour et par habitant.
1 EH = 60 g de DBO5 / jour.

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